Des agents du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération ont reçu, mardi, une formation aux partenariats public-privé (PPP) destinée à améliorer la manière dont ils élaborent et exécutent les contrats de financement et de sûreté.
Cette formation est nécessaire à la mise en œuvre du plan de développement du pays, l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, qui privilégie le recours au secteur privé pour financer les projets et programmes de l’État, a expliqué Aziz Fall, le coordonnateur de la direction générale chargée de la coopération, des financements extérieurs et du développement du secteur privé au sein du même ministère.
La maîtrise de l’élaboration de ces contrats est un atout majeur pour les acteurs publics, ceux dudit département ministériel surtout, selon M. Fall. ‘’Elle permet non seulement de renforcer la crédibilité des projets vis-à-vis des partenaires, mais aussi de défendre les intérêts de l’État’’, a-t-il expliqué.
‘’Nous avons fait le choix de privilégier les approches alternatives, les partenariats public-privé notamment, pour la prise en charge des projets et programmes de l’État’’, a signalé Aziz Fall à l’ouverture de l’atelier de formation, estimant que ces partenariats ne peuvent réussir si les agents du ministère n’en maîtrisent pas les aspects financiers et juridiques.
D’après lui, le recours aux PPP nécessite une expertise technique solide. ‘’Cette expertise ne vient pas ex nihilo. Elle s’apprend et se cultive’’, a dit M. Fall.
Il juge nécessaire de former les acteurs publics chargés de diriger les projets de l’État, auxquels participe le secteur privé.
‘’La qualité et la bancabilité des projets de PPP reposent en grande partie sur la solidité de leur structuration financière’’, a souligné le coordonnateur de la direction générale chargée de la coopération, des financements extérieurs et du développement du secteur privé.
Il rappelle que les investisseurs leur accordent beaucoup d’importance.
‘’Les investisseurs ne sont pas des philanthropes’’
L’atelier de formation est organisé avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Facilité africaine de soutien juridique.
Wilfrid Abiola, le représentant de la BAD, signale que cette institution financière ne fait pas que financer des projets. Elle aide les États aussi à renforcer leurs capacités dans plusieurs domaines, dont l’élaboration et l’exécution des PPP, d’après lui.




